Hello les filles, 

Je vous retrouve aujourd’hui pour un nouveau papier humeur. J’ai cru remarquer que ce genre d’articles vous plaisait particulièrement, du moins qu’il vous incitait à laisser des commentaires pour me signifier votre (dés)approbation. Donc, voici un nouveau volume au sujet, cette fois-ci, de la mode des sourcils « on fleek ».

J’ai tendance à dire que les sourcils, c’est un peu le nez du regard. Je m’explique : c’est une partie qui donne du caractère au visage. Touchez à votre nez ou à vos sourcils et cela modifiera considérablement votre visage ou votre regard. Par exemple, quelqu’un qui se refait le nez n’affichera pas le même visage – au point d’en être parfois méconnaissable, -ce qui pourra en décontenancer plus d’un (et parfois même, la personne elle-même). Et bien, les sourcils, c’est pareil : s’ils sont trop épilés ou, au contraire, trop épais, cela aura tendance à changer votre regard.
Ainsi, on s’accorde tous à dire que les sourcils ont une importance non négligeable sur votre visage, ou même au sein de la routine maquillage. Sauf que. D’une, on n’a pas tous la même chance au niveau pilosité « sourcillaire », ce qui fait que certains n’auront quasi pas besoin de toucher à leurs sourcils, qu’il s’agisse d’épilation comme de make-up ; tandis que d’autres devront justement user (et parfois abuser) de ces artifices. De deux, si la mode est au sourcil épais et ultra maquillé, on n’a justement pas forcément tous envie de céder à la tendance. Par flemme ou tout simplement parce qu’on estime qu’un sourcil travaillé ne nous va pas, ou que sais-je.

Mais justement, alors que je n’ai – jusque-là – jamais ressenti de complexes au sujet de mes sourcils, j’en viens à les trouver trop « pas assez ». J’ai la chance d’avoir des sourcils fournis et bien dessinés, il manque simplement un peu de poils au niveau de la tête du sourcil (la faute à une épilation impulsive et injustifiée au cours de mes jeunes années adolescentes). Ainsi, cela fait des années que je me contente – bien avant la mode du sourcil « on fleek », donc – de n’épiler que ce qui est en trop, soit ce qui est entre les deux et au niveau de la queue du sourcil.
Et pourtant, à cause de cette maudite mode des sourcils ultra dessinés, maquillés, travaillés, tout ce qu’on veut, j’en viens à trouver mes sourcils fades. J’en viens à penser qu’ils manquent de définition, de profondeur et je me tate limite à les maquiller désormais. Alors qu’au grand jamais cela ne m’était venu à l’esprit avant. Sûrement aussi parce que je faisais partie de l’infime portion de la population féminine à afficher des sourcils ni trop fins ni trop épais, qui avaient échappé (de peu, certes) à une surépilation impulsive. Tout ça à cause d’une mode. Et encore, je me dis que j’ai de la chance car justement, si j’ai un peu de travail à apporter à mes sourcils, cela reste toujours infime comparé à celles qui avaient tout arraché alors qu’elles étaient ados et qui doivent maintenant s’en dessiner tous les matins, sinon s’en faire tatouer.

Et justement, cette mode du sourcil super travaillé, elle contribue à donner de nouveaux complexes à n’importe qui. En fait, à chaque nouvelle mode make-up, on va se trouver un nouveau complexe sur lequel on ne s’était jamais focalisé auparavant mais que, à cause de ces tendances débiles, on ne verra plus que lui. Et au-delà de ça, l’idée qu’il faille qu’on s’uniformise à la tendance, qu’on affiche toutes des sourcils ultra dessinés et comblés (ce qui se voit énormément d’ailleurs, donc pour le naturel on repassera), et bien on ne peut plus être comme on est. Il faut rentrer dans le moule, dans le modèle du sourcil suffisamment beau pour être affiché fièrement sur Instagram. Et ça, ça me rend malade. Autant les mannequins doivent correspondre à des standards et c’est leur métier, mais devoir se confronter à des standards similaires dans la vie de tous les jours, je dis non.
Et j’ai beau adorer la beauté, le make-up et tout ça, je trouve que toutes ces modes, ça nous créé quand même beaucoup plus de complexes ; qui n’ont surtout pas lieu d’être. Et du coup, on ne sera jamais satisfaites à 100% du physique que l’on a. Et je trouve ça super dommage, parce que j’ai l’impression qu’on ne trouvera jamais un juste milieu, on sera toujours dans le « pas assez » ou le « trop », justement. Comme si en fait, le make-up nous permet de nous embellir, parfois de gagner confiance en nous, tout en étant à la fois un obstacle dans la quête de confiance en soi, et du fait de se trouver belle au naturel.

Je serais curieuse de savoir ce que vous en pensez. Je vous invite à rejoindre le débat en commentaires.

À très vite,
Jade